Qu’est-ce qu’un « Bankster »?

Le mot « Bankster » est un terme qui suscite en nous beaucoup d’interrogations d’autant plus que son origine est anglo saxonne. On a tous entendu au moins une fois le mot Bankster depuis la célèbre crise financière de 2008 qui a touché toutes les grandes économies mondiales. Ainsi, lors des grandes manifestations et contestations sociales nées de cette crise, revenaient sans cesse les slogans « à mort les Banksters ». Mieux, on pouvait apprendre à la une des masses médias, la vague de suicides des « Bankster » qui se donnaient la mort en se jetant du haut de leurs immeubles par dépit. Qu’est-ce qu’un « Bankster » et comment fonctionne-t-il ?

Etymologie et origines du terme « Bankster »

Le terme Bankster est utilisé pour désigner un banquier malhonnête et sans scrupule. Le mot vient de l’association des mots « Banker » et « gangster » afin de qualifier les fraudeurs, tricheurs de la finance. Le terme aurait été inventé par un avocat américain répondant au nom de Ferdinand Pecora au début des années 1930. Ce dernier a eu à mener des investigations sur les causes du crash du jeudi noir de 1929, alors qu’il présidait le Senat américain. Par la suite le mot est beaucoup plus rentré dans le vocabulaire général grâce au journaliste belge de l’extrême droite Léon Degrelle. Ce grand activiste a longtemps bataillé contre la pègre de la finance et dénoncé les scandales de corruptions des hommes politiques. Avec cette idée sommaire que nous avons à présent du sens du terme « Bankster », il serait judicieux que nous-nous intéressions au mode opératoire de ces financiers véreux.

Comment fonctionnent les Banksters ?

A notre époque, le mot « Bankster » est une expression péjorative dont on se sert pour désigner les banquiers et autres spécialistes financiers sans scrupule, avides de spéculation, qui empêchent les Etats et autres entités publiques d’emprunter directement des fonds auprès des banques centrales. Avec cette ruse, les spéculateurs financiers obligent l’Etat et ses démembrements à se retourner vers les banques privées pour des prêts à taux très élevés. A titre d’exemple, on estime à plus de 100 milliards d’euros, les intérêts que l’Etat français doit verser aux banques privées.

Un système à combattre

La condamnation du système financier mise en place par ces banquiers fraudeurs, est devenue une préoccupation mondiale actualisée à l’avènement de la grande crise de 2008. L’ampleur des dégâts entrainés par cette crise à l’échelle mondiale a conduit bon nombre de dirigeants politiques à se pencher sérieusement sur la question des réformes et résolutions à adopter pour mieux contrôler les finances. C’est par exemple le cas de François Hollande.
Face à l’ampleur des dégâts et la désolation générale dans l’opinion publique, le terme « Bankster » est à nouveau entré dans les mœurs pour exprimer le dégoût et le rejet de ces cols blancs avides de gains financiers. La satire du système financier n’est pas intervenue que dans l’opinion générale et au niveau des dirigeants publics. Elle est reprise également dans le milieu du 7ème art avec la sortie cinématographique du célèbre film « l’Argent dette ».

Comments are closed.