James « Jamie » Dimon & JPMorgan Chase CO.

James « Jamie » Dimon est né le 13 mars 1956 à New York. Depuis le mois de janvier 2005, il est président directeur général de JPMorgan Chase Co. Avant la crise, sa rémunération annuelle totale était de 41.2 millions de dollars et James Dimon avait la réputation de se méfier des produits spéculatifs suspects et avait débarrassé sa banque des subprimes début 2007.

Selon un rapport du Senat Américain publié en mars 2013 après 9 mois d’investigation, James Dimon a induit en erreur les investisseurs et les régulateurs alors que les pertes montaient dangereusement jusqu’à 6,2 milliards de dollars sur un pari “monstrueux” fait sur des produits dérivés CDS par le trader Bruno Iksil, surnommé la « baleine de Londres ».

Toujours selon ce rapport, JP Morgan avait « une opération de trading qui accumulait les risques, ignorait les limites de prise de risque, cachait les pertes, esquivait la surveillance et désinformait le public. » et  « la banque a aussi négligé de révéler que le portefeuille avait des positions massives qu’il était difficile de liquider, et qui violaient massivement les règles courantes de la gestion de risques. »

Malgré ces évènements, le conseil d’administration de JP Morgan Chase a octroyé à son PDG une augmentation hallucinante de 74% – au terme d’une année au cours de laquelle la banque a reçu pour 20 milliards de dollars de sanctions.

Adam Hartung de Forbes le dit ainsi, dans sa critique de JPMorgan Chase :

Le conseil d’administration d’une banque en difficulté, avec des milliards de pertes de trading et des milliards d’amendes pour agissements illégaux, a décidé de supprimer les augmentations de ses salariés, mais double la rémunération du PDG, dans le but de faire la nique aux régulateurs qui ont dénoncé des années d’agissements non éthiques, si ce n’est illégal ? ces mêmes régulateurs pourraient tout à fait considérer cette action précise comme une bonne raison de renforcer leurs investigations

Eric Holder et Barack Obama ont décidé l’an dernier de donner un grand retentissement à la punition de JP Morgan Chase en tant que symbole de la corruption bancaire, mais ils ont oublié de punir les vrais gens qui supervisaient les méfaits de la banque.

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