Bankster définition – Entre banquiers et Gangster

La crise financière qui s’est abattue sur l’Europe et les Etats-Unis en 2008, a remis au goût du jour les comportements répréhensibles, sport favori des professionnels du secteur bancaire, dans un environnement économique déjà mis à mal par des déséquilibres macroéconomiques internes. Si jadis les banquiers jouissaient d’un capital-renommée intéressant, leur côte de popularité s’en est trouvée fortement écorchée. C’est devenu monnaie courante de voir des banquiers passer aux aveux complets devant les média, un journal qui affiche en grande une l’épinglage  d’une banque, quelle que soit sa taille, pour facilitation de fraude fiscale, pour avoir permis l’acheminement ou la compensation de montants mirobolants d’argent entre dealers et producteurs de drogue, etc. L’honnêteté a foutu le camp, la ligne de démarcation entre banquiers et gangsters n’est plus facilement visible, et le patronyme de banksters semble mieux les désigner. C’est tout simplement un banquier malhonnête et profiteur.

Banquiers ou voleurs : bonnet blanc ou blanc bonnet

La profession de banquier même à son origine, n’a jamais été indemne de tout soupçon. En effet, une banque peut être perçue comme étant un commerçant qui use de l’argent des autres comme matière première pour gagner sa vie. On assimile ainsi le banquier à un filou car utiliser la propriété d’autrui pour se remplir les poches n’a rien de juste.

A force d’être toujours cantonné dans une position d’aversion au risque, il a développé lui-même des techniques pour tirer profit de la peur qu’il a su intégrer dans l’esprit de ses clients.

La débancarisation issue de la mondialisation du marché des capitaux et la financiarisation de l’économie, est la principale cause de la naissance de ces banquiers d’un autre genre, les banksters.

L’économie mondiale, laboratoire de prolifération des banksters

Pourquoi en 2008 l’économie mondiale s’est-elle effondrée ? Que ce soit en Amérique ou en Europe, tout s’est passé au même moment et à une vitesse phénoménale. La faillite de Lehman Brothers a sonné le glas de l’effondrement du système bancaire  américain, tandis qu’en Allemagne, en Angleterre et en Espagne, l’on percevait des bruits ahurissants dans les banques qui avaient eu le malheur d’investir dans les « subprimes », sans oublier l’ébranlement économique qu’a causé la dégringolade de toutes les banques en Irlande.

L’on avait distribué les crédits immobiliers sans réfléchir et le marasme de l’immobilier américain était le produit d’une politique spéculative ancrée et nourrie par  l’allocation très complaisante des crédits bancaires. Si l’on ne s’arrêtait qu’à ce niveau, le pire ne se serait pas produit : il a fallu que les banksters interviennent pour replacer ces crédits problématiques sous forme de produits organisés et de les vendre à des investisseurs dont la boulimie monétaire avait clos les yeux, au point où ils ne s’étaient à aucun moment rendus compte qu’il s’agissait de crédits obscurs.

La renommée des banquiers difficile à soutenir

L’on s’étonne aujourd’hui de savoir que même au plus fort de la crise, les bonus ont continué d’être distribués à des responsables de banques qui avaient été incapables d’anticiper la crise en faisant preuve de prévoyance. Les traders l’étaient également, malgré le fait qu’ils avaient provoqué d’énormes pertes évaluées en milliards de dollars. Un sondage de la Sofres en 2009 révèle que 58% des Français affirment que les banques sont responsables de la crise financière. Les promesses des politiques pour enrayer le phénomène, tardent à porter du fruit.

 

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